COMITÉ DE SUIVI MASTER

Master et formation des maîtres



Compte rendu de la séance du 16 janvier 2008.
La réunion débute à 9 heures 30.

Jean-Michel Jolion, Président du Comité, précise l'ordre du jour de celle-ci :
  • Intervention de Monsieur Patrick Baranger, directeur de l'IUFM de Lorraine et président de la CDIUFM relative à la Formation des enseignants et au LMD ;
  • Débat à la suite de cette intervention.
Le Président rappelle que le Comité de suivi ayant déjà adopté le 15 février 2006 un avis relatif au master et à la formation des maîtres, l'objet de la présente séance est d'actualiser celui-ci, afin de tenir compte de plusieurs facteurs comme la publication du cahier des charges de la formation des maîtres, la mise en œuvre du processus d'intégration des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) dans les universités et la volonté annoncée au niveau ministériel d'avancer sur cette problématique.

La Conférence des Présidents d'université a par ailleurs préparé un projet d'avis sur l'accès des étudiants d'IUFM aux diplômes de masters. Ce projet doit faire l'objet d'un examen par la Commission pédagogique de la CPU, puis par la CPU réunie en séance plénière.

Le Président mentionne les différents points susceptibles de faire l'objet du débat à l'issue de l'exposé de M. Baranger :
  • l'intégration des IUFM dans les universités, les IUFM devront à terme, au-delà d'une intégration purement structurelle, trouver leur véritable place au sein des universités ;
  • l'articulation entre la formation des enseignants et le diplôme de master d'une part et, d'autre part, l'articulation entre la réussite au concours et l'obtention du diplôme de master ;
  • les missions des IUFM, qui doivent à la fois préparer au concours et à l'exercice du métier ;
  • la situation des étudiants " reçus-collés " admis en IUFM mais ne réussissant pas le concours. La formation en IUFM devrait en tout état de cause aussi bien permettre la poursuite d'étude que la réorientation professionnelle et l'ouverture vers d'autres métiers ;
  • le nécessaire adossement à la recherche des diplômes de master ;
  • le positionnement des recrutements, le niveau M étant particulièrement concerné, dans la mesure où les concours de recrutement de certains personnels intervenant au niveau intermédiaire (à l'issue du M1). Les questions relatives à ces recrutements doivent être repensées dans le cadre de la réglementation des concours de la Fonction publique.


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1) Formation des enseignants et LMD : exposé de M. Patrick Baranger
(Cf.Annexe 1)

2) Échanges suite à cet exposé.

M. Baranger insiste sur le fait que c'est la loi d'orientation sur l'école d'avril 2005 qui a instauré le changement de statut des IUFM, désormais écoles à part entière faisant partie intégrante d'une université.
L'intégration au sein des universités répond à trois objectifs : renforcer le lien entre la formation des maîtres et la recherche universitaire, conforter l'évolution contrôlée vers le master (les étudiants en IUFM obtiendront des crédits ou ECTS de diplômes de master), rapprocher la formation initiale et continue des étudiants en IUFM de l'université.

Il n'est pas dans les objectifs du comité de proposer dès maintenant une solution aboutie à la problématique de la formation des maîtres dans le cadre général que constitue le LMD, mais plutôt d'insister sur quelques principes fondamentaux :

La formation des maîtres doit s'inscrire dans un processus de diplômation qui doit permettre, dans le cadre général du LMD, l'instauration d'un vrai partenariat entre les IUFM et les autres composantes universitaires ;

Cette diplômation devrait d'une part tenir compte de la diversité des métiers visés et d'autre part de la diversité des parcours initiaux des étudiants. Elle devrait aussi permettre une ouverture métier et/ou une poursuite d'études les plus larges possibles ;

Plusieurs modèles d'architecture de master peuvent, parmi ceux ayant fait l'objet de l'exposé de M. Baranger (Cf. Annexe 1), être envisagés, dont :

  • un master " disciplinaire " avec une spécialité " enseignement " ;
  • un master à vocation pluridisciplinaire orienté vers l'enseignement et la formation.


Des passerelles doivent par ailleurs permettre l'orientation vers d'autres filières de l'offre de formation proposée au sein de l'Université, un travail spécifique étant à mener sur le système des crédits ECTS ;

S'appuyant sur le nécessaire adossement à la recherche, l'obtention d'un master doit passer par une confrontation à et par la recherche.

Cette intégration doit être l'occasion de repenser la formation afin de mieux articuler les volets académiques et les mises en situation professionnelle ;

L'intégration des IUFM dans les Universités et plus généralement la mise en place du LMD devraient conduire à relancer la réflexion sur la place des concours de la fonction publique ;

La réunion se termine à 12 h 10, l'ordre du jour ayant été intégralement abordé.

Le Président adressera dans les meilleurs délais aux membres du Comité une proposition d'avis sur le master et la formation des maîtres.

Le débat sur le master et la formation des enseignants se poursuivra, lors de la séance du vendredi 8 février 2008 du Comité de suivi.


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Compte rendu de la séance du 8 février 2008.
La réunion débute à 9 heures 30.

Jean-Michel Jolion, Président du Comité, précise l'ordre du jour de celle-ci :
  • Poursuite du débat sur diplôme de master et formation des maîtres.


Un tour de table est organisé visant à recueillir les réflexions des membres du Comité sur la proposition d'avis qui a été envoyée.

A la suite de ce tour de table, les points suivants, pour la plupart déjà largement évoqués lors de la séance du 16 janvier 2008, sont successivement abordés :
  • l'intégration des IUFM dans les universités, et plus particulièrement la situation, au sein de celles-ci des formateurs, enseignants et enseignants chercheurs des IUFM ;
  • les modalités de l'adossement à la recherche des diplômes de master ;
  • le caractère professionnalisant de la formation des enseignants ;
  • l'articulation entre formation en IUFM et obtention des diplômes ;
  • la place et le contenu des concours de recrutement de personnels enseignants, leur positionnement au niveau du dispositif LMD, de même que les questions relatives au statut des enseignants stagiaires, mériteraient d'être réexaminés par les ministères concernés, dans un cadre interministériel et/ou en liaison avec la Fonction publique.


Le Président se propose de finaliser rapidement le nouvel avis, destiné à actualiser celui de 2006. Les membres du Comité sont invités à faire connaître très rapidement au Président leurs ultimes propositions de modification du contenu de cet avis.

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La réunion se termine à 12 h 05, l'ordre du jour ayant été intégralement abordé. Le Président adressera très rapidement aux membres du Comité l'avis définitif " Master et formation des maîtres ".

Une autre séance du Comité est programmée le mercredi 23 avril 2008. Dans le cadre de l'ordre du jour, susceptible d'être modifié en fonction de l'actualité, il pourrait être envisagé d'examiner les modalités d'élaboration et de délivrance des diplômes dans le cadre du dispositif LMD, l'approche de ce thème pouvant s'effectuer à partir de l'examen des dispositions de la circulaire DGES B2-1 N° 2006-202 du 8 décembre 2006.

Annexe 1



Intervention de Patrick BARANGER, président de la Conférence des Directeurs d’IUFM, au comité de suivi des masters (séance du 16 janvier 2008).

1 Les raisons de la certification des enseignants au niveau master :
  • ce n’est que la reconnaissance d’un état de fait du point de vue de la durée des études puisque tout enseignant ne peut être titularisé qu’après au minimum cinq années d’études post baccalauréat (trois années pour obtenir une licence, une année de préparation au concours, une année de formation en alternance pour les lauréats des concours) ;
  • le master rend beaucoup plus facile la mobilité professionnelle des enseignants français dans l’espace scolaire européen : le niveau Bac+5 étant exigé dans de nombreux pays pour pouvoir enseigner ;
  • le master est une condition nécessaire (même si non suffisante) pour l’engagement dans un troisième cycle de recherche : la France ne semble pas pouvoir se priver aujourd’hui des vocations de ce type ;
  • enfin, l’obtention d’un master atteste d’un niveau de formation qui rend plus facile un rebond vers une seconde carrière (autre qu’enseignante).


2 Les limites du modèle actuel de formation initiale des enseignants

La conception française de la formation des enseignants a été baptisée « modèle consécutif ». par les experts de l’OCDE. Le futur professeur reçoit d’abord une formation académique dans la (les) discipline(s) qu’il aura à enseigner, cette formation académique est seule validée par le concours de recrutement, puis il reçoit une formation dite professionnelle d’une année. Le modèle « consécutif » se distingue du modèle « simultané » qui fait fonctionner ensemble formation académique et formation dite professionnelle tout au long du cursus, même si l’on commence par plus d’académique, pour terminer, dans un glissement « en biseau », par plus de professionnel.

Nettement minoritaire aujourd’hui, et de plus en plus abandonné par de nombreux pays, le modèle « consécutif » montre ses limites.

Tout d’abord, il laisse implicitement entendre que la maîtrise des savoirs académiques n’est pas une compétence de nature professionnelle. Ce faisant, il rend bien plus difficile l’articulation des volets académique et professionnel de la formation. Ensuite, il laisse insuffisamment de temps pour la maturation intellectuelle des expériences pratiques. Pour pouvoir construire ses compétences, l’enseignant débutant doit pouvoir vivre une quantité et une variété suffisantes d’expériences pratiques, mais il a aussi besoin de temps pour mettre à distance ces expériences vécues et revenir sur elles par la réflexion.

3 La décision politique et ses conséquences

La décision politique d’une certification à Bac + 5 des enseignants est désormais prise :

« Vous veillerez, en lien avec la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu’ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférences à d’autres.
La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master. »

(Lettre de mission de Mr le Président de la République et de Mr le Premier Ministre à Mr le Ministre de l’Education Nationale, 5 juillet 2007)

La durée de cinq années :
  • enjoint de construire/renforcer des parcours de professionnalisation vers les métiers de l’enseignement en licence
  • interroge la place du concours, et, à travers elle, le modèle consécutif français qu’il s’agit, aujourd’hui d’intégrer dans le « système » universitaire LMD. Le LMD distingue explicitement trois cycles de l’enseignement supérieur (3+2+3) ayant chacun sa cohérence interne. Un concours de recrutement placé en plein milieu du second cycle M introduit de l’incohérence. C’est pourquoi il apparaitrait plus pertinent de placer le moment du recrutement en fin de premier cycle L (bac+3) ou en fin de second cycle M (bac+5).


4 Les différents types de master possibles :
  • Un diplôme professionnel de niveau master non universitaire


On pourrait concevoir que la titularisation s’accompagne de la délivrance par l’employeur (et non pas par l’université) d’un diplôme de niveau bac + 5. Le DPPE constitue déjà un diplôme de ce genre. On perçoit d’emblée l’absence de reconnaissance internationale et l’impossibilité de tout usage social d’un tel diplôme en dehors de l’enseignement scolaire.

  • Le grade sans diplôme spécifique


A l’instar d’un certain nombre d’écoles professionnelles (militaires, ingénieurs,…), par décret, tout professeur stagiaire dont la formation serait validée serait ipso facto titulaire du grade de master. Une telle solution aurait l’avantage de ne présenter aucun problème technique de conception, ni politique de négociation, puisque la simple promulgation d’un acte juridique suffit. Mais elle nous éloigne du cœur même de la formation universitaire et n’entre pas en cohérence avec l’« intégration » des IUFM aux universités.

  • Une insertion par un parcours dans un master existant


A titre individuel, après inscription spécifique, moyennant validation d’éléments de formation à l’IUFM et d’unités d’enseignement supplémentaires, le professeur stagiaire peut être titulaire d’un master. Ce cas de figure est déjà expérimenté par certains IUFM et certaines universités. Mais il ne peut concerner qu’un petit nombre d’étudiants volontaires, s’engageant dans un projet, tant il est vrai que leur charge de travail (en année de préparation de concours, en année de formation professionnelle, en première année d’exercice) est déjà considérable. La reconnaissance universitaire à bac + 5 d’une cohorte de plusieurs dizaines de milliers de stagiaires chaque année ne trouve pas sa place dans un tel modèle.

  • Un master spécifique « métiers de l’enseignement et de l’éducation »


L’organisation de la formation des deux années d’IUFM, obéissant aux règles habituelles des masters, serait soumise dans le cadre du contrat quadriennal à habilitation. Des spécialités particulières correspondant aux nombreuses filières professionnelles de l’enseignement pourraient être mises en place. On comprend qu’il ne peut s’agir là que d’un master « professionnel ». On comprend aussi qu’un tel master rend difficile une poursuite d’études en 3ème cycle et/ou une réorientation vers la recherche. Enfin l’articulation d’un tel master avec les concours de recrutement, là où ils sont placés (en fin de première année de master) est difficile, principalement pour deux raisons. Certains étudiants valideront leur année de M1 tout en n’obtenant pas le concours, alors que certains étudiants peuvent être reçus au concours tout en n’ayant pas validé leur M1. En outre, les programmes des différents concours, tous spécifiques, et échappant à l’initiative universitaire, ne rendent pas facile la construction d’un tel master.

  • Un master spécifique à plus large spectre « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation »


Pratiquement du même type que le modèle précédent, un tel master professionnel permettrait de faire signe aux professions enseignantes mais aussi à celles de la formation d’adultes, de l’éducation dans les milieux culturels, voire aux éducateurs spécialisés et aux travailleurs sociaux. Il aurait l’intérêt d’ouvrir des débouchés professionnels par réorientation pour tous ceux qui, après une première année de master et de préparation de concours d’enseignement, ne parviendraient pas à réussir les dits concours. Par contre, il est tout aussi peu propice que le modèle précédent en termes de poursuite d’études en recherche.
  • L’articulation d’un master spécifique aux masters existants


On pourrait concevoir l’intégration, dans un master spécifique (de types 4 ou 5 supra), d’une part d’unités d’enseignement appartenant déjà à certains masters existants. L’étudiant préparant un concours de recrutement, et dans une moindre mesure le professeur stagiaire lauréat du concours, reçoivent une formation académique autant que professionnelle. Certains éléments de cette formation académique pourraient recouvrir certaines unités d’enseignement de masters existants. Ce modèle – tout en garantissant et en validant une formation professionnelle  - renforce l’adossement à une équipe de recherche et rend plus ouverte la poursuite d’études, en particulier en doctorat.

5 Pour conclure

La conférence des directeurs d’IUFM propose quelques principes pouvant présider à la conception et à la mise en œuvre de masters en relation avec les métiers de l’enseignement :
  • Parce que les métiers de l’enseignement sont variés et les parcours des étudiants y conduisant sont divers, une pluralité de masters possibles s’impose. Cela signifie que le modèle « master métiers de l’enseignement » ne doit pas être le modèle unique et obligatoire pour tout futur enseignant, sans pour autant être un modèle exclu. La diversité des modèles est encore plus intéressante si des passerelles sont possibles de l’un à l’autre (exemple : mention disciplinaire avec spécialité enseignement et mention enseignement avec spécialité dans ou une plusieurs disciplines).
  • De tels masters ne doivent pas bien entendu constituer des filières qui n’auraient pour seule insertion professionnelle que le métier d’enseignant.
  • La profession enseignante requiert la maîtrise des savoirs académiques à enseigner ainsi que la maîtrise des savoirs et savoir faire nécessaires à la pratique du métier d’enseignant.
  • C’est pourquoi nous préconisons que 50% de la formation soit de nature disciplinaire, 25% soit réservée aux expériences pratiques à l’occasion de stages en alternance et 25% consacrée à l’accompagnement de ces expériences pratiques, à la maîtrise des autres compétences nécessaires au métier.
  • Par formation de nature disciplinaire, il faut entendre les savoirs académiques dans la (ou les) discipline(s) à enseigner, une approche de l’épistémologie et de l’histoire de ces disciplines, une connaissance des programmes d’enseignement scolaire, de l’histoire de cet enseignement et de la didactique de ces disciplines.
  • Tout master doit nécessairement générer un accroissement des compétences des étudiants. Pour autant cet accroissement ne se produit pas que par l’appropriation de savoirs académiques de niveau scientifique supérieur : la réorganisation synthétique de connaissances acquises antérieurement est aussi génératrice de compétences nouvelles.
  • Les masters en relation avec les métiers de l’enseignement doivent nécessairement prendre en compte et en charge le référentiel de compétences professionnelles tel qu’il est défini par l’employeur, sans pour autant limiter et enfermer son programme exclusivement dans cette prescription.
  • De tels masters doivent être adossés à une équipe de recherche ou, mieux encore, à plusieurs équipes de recherche qui garantissent des éclairages pluriels et complémentaires.
  • C’est pourquoi la mise en œuvre de tels masters par plusieurs composantes – voire la co-habilitation entre plusieurs universités- peut être intéressante.




Avis du 15 février 2006 actualisé le 22 février 2008
Le comité a souhaité actualiser son avis du 15 février 2006 pour tenir compte de plusieurs facteurs intervenus depuis celui-ci tels que la publication du cahier des charges, le processus d'intégration des IUFM dans les universités et la volonté annoncée par les Ministres d'avancer sur cette problématique.

L'intégration des IUFM dans les Universités est un événement majeur qui dépasse les questions d'intégration d'une composante à l'université et de relations entre les universités partenaires. D'une part, ce doit notamment être l'occasion de repenser la formation des maîtres afin de mieux articuler les volets académique et professionnel. D'autre part, le comité tient à rappeler l'importance de l'implication personnelle des formateurs, enseignants et enseignants chercheurs de ces instituts dans un processus de recherche.

Il n'est pas dans les objectifs du comité de proposer une solution aboutie à la relation entre la formation des maîtres et le cadre général qu'est le LMD. A ce stade, il entend insister sur quelques principes qui doivent cadrer cette réflexion :
  • La formation des maîtres doit relever d'un processus de diplômation au sein du dispositif LMD. Ce processus de diplômation doit s'inscrire dans le cadre d'un vrai partenariat entre les IUFM et les autres composantes de l'université d'intégration et des universités partenaires.
  • Cette diplômation ne peut se limiter à un modèle unique afin de tenir compte d'une part de la diversité des métiers visés et d'autre part de la diversité des parcours initiaux des étudiants. Cette diplômation doit aussi permettre une ouverture métier et/ou une poursuite d'études plus large que la seule cible des IUFM. A ce titre, les connaissances et compétences acquises doivent être complétées et/ou replacées dans un contexte plus large et ouvrir notamment sur d'autres métiers de la formation. Pour ce qui concerne les métiers de l'éducation, une place importante doit être laissée à l'intervention des professionnels de l'éducation scolaire.
  • Plusieurs modèles d'architecture de master seront envisagés dont :
    • un master " disciplinaire " avec une spécialité " enseignement ",
    • un master à vocation pluridisciplinaire orienté vers l'enseignement et la formation.
Par ailleurs, afin de diversifier les débouchés proposés aux étudiants, les Universités veilleront à permettre des passerelles vers d'autres masters de leur offre de formation, ce qui nécessite de conduire un travail spécifique sur les validations et l'attribution de crédits ECTS.
  • S'appuyant sur le nécessaire adossement à la recherche des formations de niveau master, le comité rappelle que l'obtention d'un master dans le domaine de la formation passe par une confrontation avec la recherche. La nature de cette confrontation tient compte du modèle d'architecture de master tel qu'évoqué précédemment (par exemple, par un stage dans des laboratoires de recherche, un mémoire, des séminaires...). Le cahier des charges de la formation des maîtres reste insatisfaisant sur cette question de la nécessaire articulation de la formation des maîtres avec la recherche.
A l'occasion de cet avis, le comité rappelle que la mise en place du LMD devrait conduire les Ministères concernés à repenser la place des concours de la fonction publique dans un système de formation ponctué par les niveaux L, M et D. Sur ces points, sans privilégier aucune solution, le Comité de suivi du cursus Master souhaite que les Ministères concernés s'approprient ce questionnement en y associant tous les acteurs.