Futuribles n° 267 de septembre 2001

 

Françoise Cros[1]

 

Quels enseignants en 2020 ?

 

 

Compte tenu des nouvelles attentes et des nouveaux besoins dans le domaine de l'éducation, Françoise Cros nous propose un portrait très innovant de l'enseignant de demain, qui pourra paraître à certains un peu trop affirmatif, mais qui n'en demeure pas moins plausible.

Certes, les obstacles à surmonter pour parvenir à un tel renouveau du professionnalisme des enseignants ne doivent pas être négligés, mais il demeure que le profil ainsi esquissé de l'enseignant de 2020 est en phase avec l'avènement de la société de la connaissance et le nouveau mot d'ordre de l'éducation tout au long de la vie pour tous. Et puis, ainsi que le note avec pertinence l'auteur dans sa conclusion, le fort taux de renouvellement des enseignants dans les 10 prochaines années constitue un contexte très favorable à de tels changements.

A.M.

 

Il est difficile de faire des prévisions, notamment en matière sociale, car nous sommes à peu près sûrs que cela ne se passera pas comme nous le pressentons. Il reste une alternative : ou bien nous nous appuyons sur le présent (ce qui se passerait selon une évolution « raisonnable ») et le prolongeons de manière relativement timorée, ou bien nous inventons, dans une création qui pourrait être crédible et vivable[2].

 

Le mieux, pour faciliter la réflexion, est de se lancer dans le vide et de faire un pari sur l'avenir non pas radieux mais qui sera très différent de notre présent. Ce ne sont que des suppositions pour la préparation de cet avenir et pour un développement de l'émancipation et de la liberté de chacune des nations. Nous tenterons donc d'envisager les éléments possibles de la vie des enseignants dans 20 ans, sur trois plans : le plan de la pratique professionnelle, le plan de la formation initiale et continue et, enfin, le plan institutionnel et structurel.

 

Il semble que, pour les sociétés occidentales, malgré des folies passagères, la démocratie prenne le tournant de la sagesse et du contrôle international des grandes lignes de conduite politiques. Les sociétés ont de plus en plus tendance à se rapprocher, à se heurter aux mêmes difficultés et à choisir des solutions, parfois diverses, mais qui tendent vers la même direction. Les frontières d'un pays ne sont plus suffisantes pour envisager actuellement l'éducation des jeunes et cela ira en s'accentuant avec les facilités de voyages et d'échanges.

 

Ces trois plans ne sont donc que des pistes de réflexion et de projection dans un avenir incertain, et il ne sera guère possible, même avec les avancées de la science, de prédire à coup sûr ce qui va se passer. Il est vrai que les prophéties auto-réalisatrices ont eu leurs années de bonheur, mais on sait très bien que les choses sont plus complexes et que les études de Léon Festinger et Daniel Katz étaient valables auprès de sociétés ou d'organisations relativement stables et fermées sur elles-mêmes. Lançons-nous donc dans des hypothèses à partir d'arguments soutenables.

 

L'enseignant dans sa pratique professionnelle

 

Il n'y aura plus de classes faites d'élèves regroupés selon les âges, mais selon les modalités d'apprentissage en termes de rythmes, de contenus ou de profils. L'enseignant sera non plus un transmetteur de connaissances mais un médiateur, c'est-à-dire celui qui permet des situations fécondes d'apprentissage et de mise en relation de savoirs divers. Il sera la courroie de transmission entre des savoirs de toute catégorie et mettra l'apprenant en contact avec des épreuves auto-évaluatives et évaluatives progressives, à la manière de ce que proposait Michel Serres dans le réseau évaluatif fait de blasons autour de savoirs aussi bien d'action que théoriques. Cet enseignant saura mener une opération de validation des acquis et saura l'insérer dans un projet d'apprentissage.

 

Les contenus à travailler ne seront plus sous forme de programmes mais sous forme de structures cognitives, en liaison avec la démarche d'apprendre à apprendre. Le professeur aidera l'apprenant à fortifier ses démarches d'apprentissage mais aussi à en découvrir d'autres, dans un travail de métacognition[3]. Les contenus ne seront plus fixés une fois à l'avance mais le professeur sera le garant des orientations de ces savoirs à travers une déontologie professionnelle accrue. En effet, il se produit actuellement une vitesse significative dans la production de connaissances et une possibilité accrue d'accéder à un énorme volume d'informations. Le professeur aura donc pour rôle essentiel de produire des savoirs et de les utiliser. Il travaillera pour les élèves sur la métacommunication, c'est-à-dire sur les connaissances (travail avec les élèves sur des notions comme l'hypothèse, la preuve, l'argumentation ou l'art de la rhétorique qui n'est pas sans nous rappeler des temps anciens). Il sera un expert qui développera son activité de telle manière que les élèves pourront observer et construire un modèle conceptuel des processus nécessaires pour la réussite d'une tâche donnée. Il faudra donc que le professeur soit capable d'extérioriser ce qui, habituellement, est implicite : les démarches utilisées pour apprendre.

 

Le public ne sera plus regroupé par âges mais par centres d'intérêt ou démarches d'apprentissage. Nous pouvons très bien imaginer un public, comme pour la lecture de Tintin, qui aille de 7 ans à 77 ans dans une perspective d'apprentissage tout au long de sa vie. Il y aura de la co-éducation ou de l'enseignement mutuel permettant à l'expert pédagogue de développer pleinement sa spécialité. Autrement dit, l'hétérogénéité des publics ne sera plus un obstacle mais deviendra une réalité quotidienne que les professeurs géreront dans des formes de regroupement des apprenants mobiles, dirigées en fonction d'objectifs précis. Une telle forme d'enseignement requiert évidemment un travail en équipe des enseignés et des enseignants. Nous dirions même que l'enseignant aura à gérer son propre développement professionnel et à en négocier le déroulement dans des travaux en groupes qui ne seront pas sans rappeler les situations dans lesquelles il place ses élèves.

 

Les technologies de l'information auront envahi l'École comme toutes les autres institutions. Les cartables seront des plaquettes en forme de gibecière portant un ordinateur qui contiendra toutes les informations nécessaires (outre les contenus de manuels, des dictionnaires, des atlas et des plages pour que les apprenants y insèrent leurs propres savoirs). En effet, le rôle du professeur ne consistera pas seulement à faire manipuler des savoirs, mais aussi à conduire l'apprenant, à partir de ces derniers, à produire ses propres savoirs. L'Internet abolira les frontières et facilitera les échanges dans différentes langues, soit traduites directement par l'ordinateur, soit écrites directement par l'enseigné dans la langue du pays.

 

L'enseignant sur le plan de sa formation

 

La formation des enseignants s'étalera sur toute la carrière (formation initiale et en cours de service). Les compétences des formateurs d'enseignants seront remaniées en fonction de ces nouvelles données. Nous parlerons donc, dans ce document introductif à une réflexion prospective, aussi bien de la formation initiale que de la formation continue.

 

Le professeur sera donc un expert de l'apprentissage métacognitif. La fameuse tension entre d'une part les partisans d'une formation professionnelle contenant d'importants éléments se rapprochant de la formation d'éducateur, et d'autre part les partisans de la formation centrée sur une discipline d'enseignement, disparaîtra car il s'agit là de faire du professeur un spécialiste de l'écologie de l'esprit ou de l'intelligence. Il apprendra à rendre explicite les manières dont on s'y prend pour apprendre et pour construire du savoir (intelligence rationnelle et émotionnelle). Le travail en équipes d'enseignants deviendra une condition indispensable de l'exercice du métier : l'hétérogénéité du public ainsi que la diversité des situations pédagogiques impliqueront un tel travail collectif.

 

Le professeur ne sera plus confronté à une classe d'âges mais à un public aussi bien de jeunes que d'adultes. Il sera donc un expert de la formation des jeunes et des adultes, et des apprentissages sociaux. Le regroupement multi-âges relève de compétences particulières en termes de psychologie mais aussi de sociologie et d'éthique. Le travail de groupe, le traitement des conflits sociocognitifs et émotionnels feront partie des nouvelles capacités développées par le professeur.

 

Ce dernier fera des échanges avec ses collègues étrangers et devra lui-même parler plusieurs langues. Les professeurs de langues, spécialistes, ne seront plus les seuls à devoir manier au moins une langue étrangère : cela concernera tous les professeurs, dans une perspective d'échanges avec des collègues étrangers via Internet et divers échanges scolaires. La relativisation culturelle sera à l'ordre du jour.

 

Le E-learning[4]

L'enseignement à distance n'a pas attendu l'internet pour fonctionner : des pionniers, comme l’Open University au Royaume-Uni, l'université d’Athabasca au Canada, ainsi que d'autres au Japon, en Inde, Israël et Australie, de même que le Centre national d'enseignement à distance en France, ont démontré bien avant qu'il était possible de dispenser un enseignement au-delà des limites physiques de la salle de cours.

 

Cependant, les nouvelles technologies de l'information ont ouvert de nouvelles perspectives à ce qu'on appelle maintenant « l'e-learning » ou « e-éducation ». La première étape consistait à relier les écoles les unes aux autres et à Internet. La Commission européenne entend équiper toutes les écoles (tous niveaux confondus) de l'Union d'un accès à internet d'ici fin 2001 ; depuis mars 2001, 80 % des écoles de l’Union seraient, selon elle, déjà branchées à Internet à des fins éducatives : côté élèves, recherche d'informations pour un exposé, dialogue avec des correspondants étrangers par mail ; côté professeurs, téléchargement de matériaux pédagogiques et travail en réseau. Les établissements scolaires, par l'intermédiaire de leurs sites Web, peuvent diffuser des informations pratiques, les bulletins de notes, les sujets de devoir, consultables ainsi par les élèves absents ou malades, depuis leur domicile. Bien sûr, la pratique reflète encore de grandes inégalités dans l'usage qui est vraiment fait de ce nouveau média.

 

L'étape suivante consiste à se demander si ce n'est pas le concept même d'enseignement traditionnel qui devrait être bouleversé : l'idée de « classe virtuelle » est en effet assez attirante pour les écoles trop petites ou trop isolées (ce qui explique que le Canada soit devenu un pionnier de l'e-éducation, pour toucher les populations isolées du Grand Nord), ou pour remédier à une pénurie d'enseignants ou de moyens, comme c'est le cas dans la plupart des pays en voie de développement. Les réalisations dans ce domaine concernent surtout l'enseignement supérieur et la formation continue.

 

En effet, de plus en plus d'universités (une trentaine sur 80 en France, 90 % des établissements américains d'ici 2005 selon IDC) ou de grandes écoles proposent désormais leurs cours sur Internet, de manière gratuite, comme a décidé de le faire récemment le prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology), ou payante. Ce qui entraîne une explosion du marché de l'éducation : évalué à 40 milliards de dollars US en 2005 par le Crédit Suisse First Boston ou à 23 milliards de dollars US à l'horizon 2004 par IDC (chiffres à comparer aux dépenses mondiales d'éducation, estimées à 2000 milliards de dollars US par la Banque mondiale en 2000), il suscite nombre de convoitises de la part des fournisseurs de technologies ou de contenus - opérateurs de sites Web, chaînes de télévision, éditeurs, établissements comme Havas, France Télécom, Microsoft, et même … Disney.

Ces partenaires ou concurrents selon les cas ont ainsi organisé le premier Marché mondial de l'éducation (World Education Market, WEM) qui s'est tenu à Vancouver en mai 2000. L'objectif est de substituer aux programmes un enseignement par modules piochés dans l'offre mondiale, et de remplacer le professeur par un « tuteur », qui pourra guider au besoin des centaines d'élèves connectés. Le fait que les trois quarts des écoles aux États-Unis et plus de 90 % en Europe (écoles primaires et secondaires), selon Eurostat, appartiennent au secteur public constitue en soi un obstacle que le puissant lobby European Round Table (ERT) essaie depuis plusieurs années, non sans succès, de faire tomber auprès de la Commission européenne.

 

On le voit, en dépit des déboires récents de certains acteurs de ce secteur[5], l'e-learning sera à n'en pas douter un enjeu économique et politique important dans les années à venir.

Futuribles


 

Par ailleurs, le professeur ne fera pas ce métier toute sa vie : il aura obligation de travailler un laps de temps dans une autre branche, comme cela a déjà été envisagé dans certains pays, et cela pour au moins deux raisons. D'une part, pour que tout enseignant ait une expérience du monde du travail et ne soit pas celui qui, quasi né dans l'école, y a grandi et maintenant y travaille. D'autre part, pour se trouver confronté au monde économique et social, et mieux situer sa profession par rapport au monde de la production, ce qui lui donnera également la possibilité de quitter la profession pour en exercer une autre sans se trouver lié à vie avec le professorat. Il y a actuellement crise des modèles sociaux et crise des modèles professionnels ; il est bon d'aller voir ailleurs de manière effective ce qui s'y passe.

 

Le professeur utilisera l'ordinateur pour y inscrire ses cours et ses exercices. Il communiquera par courrier électronique avec les élèves et ses collègues. Il saura faire des pages « html[6] » et manier avec habileté les renvois des hypertextes : le découpage des savoirs sera à ce prix.

 

Perspectives de l’éducation en France à l’horizon 2009

Les élèves

 

Pour des raisons démographiques, jusqu'en 2003, l'enseignement primaire devrait connaître une baisse d'environ 50 000 élèves, qui serait ensuite un peu atténuée, du fait de la reprise de la natalité à partir de 1998. Sur l'ensemble de la période 2000-2009, dans l'enseignement secondaire, la baisse devrait être de l'ordre de 280 000 collégiens et lycéens, le recul étant moins important dans l'enseignement supérieur (- 40 000 étudiants), les effets démographiques étant partiellement compensés par la persistance de la tendance à un allongement des études supérieures.

 

Cette tendance générale concerne la France métropolitaine et recouvre des disparités entre régions, notamment en raison des flux migratoires internes. En revanche, les DOM-TOM (départements et territoires d'outre-mer) devraient connaître une augmentation des effectifs scolaires et universitaires.

 

Un plan pluriannuel de recrutement des personnels

 

Malgré cette évolution démographique, l'Éducation nationale devra recruter massivement durant les prochaines années car les départs à la retraite seront très nombreux. En effet, actuellement, un enseignant sur trois est âgé de 50 ans ou plus. Pour la période 2000-2009, le nombre total d'enseignants (secteur public et privé sous contrat) partant à la retraite sera d'environ 378 000 (pour un effectif total actuel de 902 150) : 167 000 dans le primaire, 195 000 dans le secondaire et 15 800 dans le supérieur.

 

En conséquence, d'ores et déjà, il a été décidé, d'ici 2005, d'augmenter le nombre de postes aux concours de recrutement de 30 % dans l'enseignement primaire et de 50 % dans le secondaire. Au total, ce sont 185 000 enseignants dans l'enseignement scolaire (primaire + secondaire) qui seront ainsi recrutés au cours des cinq prochaines années. Dans le supérieur, de 2001 à 2003, 3600 postes d'enseignants chercheurs seront offerts chaque année contre 3200 en 2000. La projection des besoins de recrutement tient compte de la volonté politique d'améliorer le taux d'encadrement des élèves et surtout des étudiants dans l'enseignement supérieur, notamment pour faire baisser le taux d'échec relativement élevé dans le premier cycle universitaire.

 

L'enseignant sur le plan institutionnel et structurel

 

Les lieux d'apprentissage seront dispersés et les écoles seront ouvertes sur la vie sociale. Toute personne qui voudra apprendre pourra, selon certaines conditions à définir dans un contrat, s'inscrire à l'école. Les salles de classe n'auront plus la même allure. Les pièces seront soit des amphithéâtres, soit des salles modulables en fonction des activités. Des écoles virtuelles seront articulées aux édifices scolaires.

 

Les enseignants travailleront en équipes soit mono-catégorielles, soit pluri-catégorielles, avec, par exemple, des universitaires ou des travailleurs sociaux, pour non seulement résoudre des problèmes, mais aussi développer des démarches d'apprentissage originales.

 

Enfin, la gestion des établissements sera menée de manière démocratique avec une place importante donnée aux apprenants, dans une démocratie directe, à l'échelle de chaque unité scolaire ou établissement. La participation des parents et des adultes apprenants repositionnera le rôle du chef d'établissement. Ce dernier ne sera plus seulement un gestionnaire mais aussi un responsable politique du changement et un expert en apprentissage. Au cours de récentes études[7] 5 sur le rôle du chef d'établissement, on a montré que les écoles qui arrivaient à un niveau élevé de réussite des élèves et de changement conséquent, étaient celles qui avaient un chef d'établissement expert en pédagogie.

 

Le domaine

Les éléments

La nouveauté

 

 

 

Domaine de la pratique professionnelle des enseignants

La connaissance
Les structures cognitives
L’âge des apprenants Les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement

- Des rythmes, des contenus, des profils
- Des structures cognitives
- Des adultes avec des jeunes
- Des manuels et cartables faits d'ordinateurs

Domaine de la formation des enseignants

- Écologiste de l'esprit et de l'intelligence
- Expert de la formation des adultes et des apprentissages sociaux
- Un autre métier
- L’ordinateur

- Apprentissage méta- cognitif
- Le multi-âges
- Rencontre avec d'autres professions
- Construction de ses cours sur html

Domaine institutionnel et structurel

- Classes et lieux d'apprentissage
- Travail d'équipes
- Gestion des établissements

- Une école virtuelle à côté du présentiel
- Des équipes pluri-partenariales
- Gestion démocratique des unités d'enseignement

 

Ce tableau résume les changements susceptibles d'affecter le métier d'enseignant, selon les différents domaines envisagés.

 

En conclusion - qui se veut, en réalité, une ouverture sur la réflexion -, nous pouvons esquisser des lignes de changement radical dans les formes de fonctionnement du professeur pour les 20 années à venir. Il s'agit d'un remaniement identitaire important qui ne peut se contenter de simples réformes. Il serait intéressant de proposer des voies pour ces transformations profondes : comment, à partir du présent, permettre à cet avenir d'advenir ? Une révolution ? Une mondialisation ou globalisation ? Il ne faut pas oublier que les années 1945 ont été pour certains pays occidentaux la période du baby boom et que cette génération nombreuse partira à la retraite dans les prochaines années : une occasion pour un bouleversement concerté ? Ce serait une des pistes de réflexion constructives et enthousiasmantes à explorer...



[1] Professeur des universités, Institut national de recherche pédagogique (INRP) de Paris.

[2] Nous avions déjà amorcé des réflexions au sein de travaux de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sur ce que pourrait être ce changement, à l'occasion du séminaire international à l'université d'Hiroshima. Voir CERI (Centre pour la recherche et l'innovation dans l'enseignement). Les Écoles innovantes. Paris : OCDE/CERI, 1999.

[3] Le préfixe « méta », employé à plusieurs reprises dans cet article, signifie « ce qui dépasse, englobe » (NDLR).

[4] Source : Les Échos, 29 mai 2000 ; site IDC (http://idc.com) ; Connectis, juillet 2001.

[5] Fin juillet 2001, Caliber Learning Network (qui proposait depuis 1996 des formations en informatique reconnues par les plus grandes universités américaines) a été placé en redressement judiciaire et a licencié 70 % de ses effectifs, suivant ainsi les traces de plusieurs autres centres d'e-learning ayant capoté au printemps 2001 (Pensare, Quisic, …)

[6] Le « html » (Hyper Text Mark-up Language) est un langage informatique utilisé pour la mise en ligne de documents sur Internet (NDLR).

[7] Voir les études menées par VANDENBERGHE Roland : The Principal as Maker of a Local Innovation Policy. Linking Research to Practice. Papier présenté à la conférence annuelle de l'American Educational Research Association (AREA), Washington, 1987 ; et HALLINGER Philip, MURPHY Joseph et HAUSMAN Charles : Conceptualizing School Restructuring : Principals' and Teachers' Perceptions. Papier présenté à la conférence annuelle de l'AREA, Chicago, 1991.