Logo Accueil>Sommaire>Bulletin Info n°3

La Lettre d’information de Reconstruire l’école est à la fois un organe de liaison entre les adhérents et une publication à part entière, destinée à être diffusée autant que possible auprès de ceux qui partagent notre souci de l’action et de la réflexion pour l’école et qui seraient disposés à nous rejoindre. Un numéro spécial de présentation de l’association, complémentaire de la plaquette (voir ci-dessous) est en cours de fabrication à cet effet.

Sa périodicité n’est pas très régulière, en dépit des efforts que nous faisons pour lui donner un caractère bi-mensuel depuis la dernière assemblée générale, au cours de laquelle s’est exprimé ce souhait.

Son contenu dépend largement de ce qui nous est adressé, aussi bien à titre d’information qu’à titre d’analyse ou de témoignage. Nous espérons ainsi, outre le numéro spécial annoncé plus haut sur l’initiative pour des assises de l’enseignement supérieur, publier dans les meilleurs délais un numéro spécial consacré aux IUFM et donnant largement la place au témoignage. N’hésitez pas à nous écrire et à solliciter votre entourage pour nous écrire.

Au sommaire de ce troisième bulletin d'information (mars/avril 2000) :

Editorial
" Des états généraux de l'école " par René Chiche
La Culture introuvable
par Denis Kambouchner
Reconstruire l'école
par Christophe Billon
Initiative pour des assises nationales de l'enseignement supérieur (IANESup-RE)
 coordination Pedro Cordoba
Texte du groupe de réflexion IUFM
Texte du groupe de réflexion " Violence, morale, éducation à la citoyenneté "
Contribution à l’assemblée générale de mars 1999. Texte rédigé par D. Dupart.
Sauvez les lettres : appel à la mobilisation des professeurs de lettres
Colloque sur l’avenir des disciplines littéraires
samedi 6 mai, Sorbonne
Vie de l'association , Compte-rendu AG du 29/01/2000 , Renouvellement d'adhésion

     Des états généraux de l'école

Un changement de personnalité à la tête du ministère de l'éducation nationale ne saurait suffire, chacun en a conscience, à résoudre la crise actuelle. Nous savons bien qu'en dépit de certaines nuances de style, c'est une même politique qui s'applique à l'école depuis plusieurs décennies et que, faute d'être examinée en ses fondements et présupposés, elle est poursuivie avec constance, quels que soient par ailleurs les discours qui l'accompagnent et les individus qui l'incarnent. Qualifier une telle politique de " libérale ", de " réformiste " ou de " contre-réformiste ", de " droite " ou de " gauche ", et s'y opposer sur le seul fondement d'une telle qualification participe même, jusqu'à un certain point, à sa pérennité parce que ce faisant, on en reproduit les conditions essentielles : en effet, ce qui rend possible et effective l'entreprise de destruction progressive de l'institution scolaire et par là sa soumission à des intérêts marchands, c'est le caractère fortement réducteur du discours dominant sur l'école, le simplisme extrême des alternatives qu'il élabore (entre conservatisme et modernisme par exemple, ou entre élitisme et démocratie) et l'ignorance délibérée de la réalité scolaire qu'il véhicule et entretient. On ne pourra promouvoir avec pertinence et efficacité une autre politique scolaire qu'à deux conditions au moins : premièrement, en refusant et en dénonçant de façon préalable les termes d'un débat caricatural, qui n'est pas tant animé par le souci du bien commun que par celui de l'emporter sur l'adversaire à n'importe quel prix, quitte à en susciter des figures imaginaires ; deuxièmement, et en conséquence, en se tenant au plus près de la réalité de l'école et en prenant toujours en compte la diversité des aspects de cette réalité sans la réduire a priori sous une conception unificatrice et idéologique des fins de l'institution. Ces deux conditions ne peuvent être réalisées qu'au moyen d'états généraux de l'éducation, objectif que nous nous sommes assignés en nous associant et qu'il nous incombe aujourd'hui de préciser et de rendre populaire.

Cet objectif doit être précisé, car l'expression même d'états généraux est susceptible, par voie d'associations d'idées notamment, de très nombreuses interprétations ; il importe d'en expliciter et d'en approfondir la signification, dans un " manifeste " de dimension assez conséquente, et d'y exposer de manière argumentée ce que nous en attendons et la façon dont nous entendons qu'ils se déroulent. La rédaction d'un tel manifeste sera difficilement collective, même en utilisant les facilités qu'offrent les nouvelles technologies, mais sa conception et sa discussion doivent l'être absolument. Il est donc impératif que chaque adhérent de l'association puisse participer à son élaboration. A cet effet sera mis en place sur internet un espace de discussion et de réflexion sous la forme d'une liste de diffusion de courrier électronique, accessible à partir du site de l'association. Cet espace fonctionnera comme une sorte d'assemblée générale permanente de l'association, et tous les membres de Reconstruire l'école pourront y avoir accès, quitte à utiliser à cet effet l'ordinateur de leur établissement. Une synthèse du travail effectué, à chaque étape importante de son déroulement, sera adressée à tous par le moyen de la présente Lettre d'information.

La destination d'un tel manifeste est évidemment la publication, car le projet d'organiser ou même plus modestement d'oeuvrer à l'organisation d'états généraux n'a de sens que s'il est largement popularisé, et ce bien au delà de la profession enseignante. On l'a dit déjà à plusieurs reprises : le rapport que la société entretient avec l'école est un facteur essentiel de la " crise " qu'elle subit ; qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, l'existence de l'école comme institution d'enseignement public requiert, entre autres conditions, un consensus implicite de la société elle-même vis-à-vis de ce qu'est l'école et de ce que sont ces finalités. Il faut que de temps en temps soit explicité ce consensus, à moins qu'il ne faille le restaurer ou le susciter, faute de quoi le risque d'une redéfinition sauvage et d'une dénaturation de l'école sous prétexte de sa réforme ou de son amélioration ne sera pas écarté. C'est une telle ambition qui doit guider la rédaction, dans un style accessible au grand public, et sans autre présupposé que celui consistant à faire comme si le bon sens était la chose du monde la mieux partagée, un manifeste dont le titre sera la chose la moins difficile à trouver : Des états généraux pour reconstruire l'école.

R. Chiche


 

adresse internet : http://www.multimania.com/reconstrlecole/

courrier électronique : reconstrlecole@multimania.com

courrier : 21, rue Jean Beausire - F 75004 - Paris


Vie de l'association

Depuis l’assemblée générale, deux réunions du comité directeur ont eu lieu, ainsi que plusieurs réunions de bureau. Là encore on se contentera d’évoquer l’essentiel. En ce qui concerne l’organisation de l’association, et la nécessité de nous faire connaître auprès d’un plus grand nombre, il est apparu utile de nous doter de " délégations régionales " ou de " correspondants régionaux ", ne serait-ce que pour nous aider à diffuser nos publications et à susciter, çà et là, rencontres et manifestations publiques. Aussi lançons nous un appel par la présente à tous les adhérents de province notamment, afin qu’ils se signalent au bureau en vue de devenir nos interlocuteurs pour " couvrir " telle ou telle région ou académie. Il leur sera adressé alors, sur simple demande, un état des adhérents résidants dans le même secteur, ainsi qu’un certain nombre de documents destinés à faire connaître l’association (affiches, tracts, bulletins d’information en nombre suffisant, et enfin plaquette de présentation - cf. ci-dessous). Sur le fond, il a été décidé de donner corps à l’idée fondatrice de notre association, en actualisant et développant les " textes fondateurs " au sujet des états généraux de l’éducation. La mise à disposition via internet d’un espace d’échange permanent entre les membres de l’association en vue d’élaborer un manifeste pour reconstruire l’école en fait partie, mais les contributions peuvent nous être également adressées sous une autre forme, et la Lettre d’information s’en fera naturellement l’écho.

L’association Reconstruire l’école, collectif d’action & de réflexion, est avant tout une association de travail. Ses membres ne sont pas de simples cotisants, mais véritablement les responsables de la doctrine de l’association ainsi que de son devenir. L’activité de l’association n’est que le reflet de l’activité de ses adhérents. Aussi, afin de poursuivre l’action engagée, dont de multiples témoignages provenant de divers horizons nous certifient quotidiennement la pertinence, nous prions tous ceux qui nous ont rejoints depuis l’été 98 de confirmer leur engagement à nos côtés, non seulement en renouvelant leur adhésion, mais en nous faisant part de leurs réflexions et de leur témoignage, sans lesquels nous ne saurions maintenir de façon crédible l’objectif que nous nous sommes assignés et que résume la formule " états généraux ".


Renouvellement des adhésions

Tous les membres de l’association ayant acquitté leur cotisation avant octobre 1999 sont priés de la renouveler dès réception de la présente.

Le taux de la cotisation pour l’année 2000 est identique à celui des années précédentes, soit 100 FF.

Toutefois, en vue de recevoir un exemplaire de la plaquette de Reconstruire l’école (couverture ci-contre), une participation aux frais de fabrication et d’expédition est demandée, à hauteur de 20 FF, ce qui porte la cotisation à 120 FF.

Le règlement est à adresser par chèque à l’ordre de Reconstruire l’école au trésorier-adjoint de l’association : Eliane Thépot - 66, avenue du Docteur Netter - 75012 Paris (0140190351)

 


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