UN MASTER « METIERS DE L'ENSEIGNEMENT ET DE L'EDUCATION » ?

ETUDIANTS, VOS PROFESSEURS VOUS METTENT EN GARDE




Sans aucune concertation préalable, l'IUFM de Créteil impose aux Universités de l'Académie la création d'un prétendu « Master des métiers de l'enseignement et de l'éducation » qui ne tient aucun compte des besoins et des intérêts des étudiants.

1. Si vous réussissez au concours, vous aurez un poste et vous commencerez à travailler. Tout le travail supplémentaire que vous fournirez pour décrocher ce « master » (qui implique trois ans d'études !) ne vous apportera rien de plus.

2. Si vous ne réussissez pas au concours dès la première tentative - ce qui est de loin le cas le plus fréquent - vous serez réorientés de force ou exclus de ce master.

3. Etant donné les taux de réussite aux concours, ces exclusions ou réorientations concerneraient 80% des inscrits en première année (M1). A quoi bon, dans de telles conditions, choisir cette voie ?

4. Pire encore : les programmes du M1 débordent très largement la préparation aux concours. Au lieu de pouvoir consacrer tout votre temps et vos efforts à cette préparation, vous serez obligés de suivre des cours inutiles qui réduiront considérablement vos chances de réussite.

5. Les autres débouchés qu'on vous fait miroiter sont mensonge et poudre aux yeux. Les chiffres, encore une fois, sont ce qu'ils sont : pour 2 lauréats, il y a 8 candidats qui échouent. Or il n'y a pas quatre fois plus de débouchés dans le périscolaire qu'à l'Education nationale. Et de toute façon, il n'est nullement besoin d'avoir un tel master pour travailler dans les métiers de «  la petite enfance », de « la médiation culturelle », de « l'insertion », du « management » ou des « ressources humaines » pour citer quelques uns des débouchés envisagés. Dans les deux derniers cas, cela relève même de l'utopie, de l'inconscience ou de la folie des grandeurs.

6. A quoi sert donc ce master ? Pour les étudiants, à rien du tout. Il les empêche même de mettre toutes les chances de leur côté en vue de la réussite aux concours. Il n'est utile qu'aux professeurs de sciences de l'éducation, qui trouveraient ainsi une réserve d'étudiants captifs pour leur infliger des cours aujourd'hui de plus en plus désertés. En effet les licenciés en sciences de l'éducation figurent parmi ceux qui ont l'un des taux de réussite le plus bas au concours de professeur des écoles (16,7%) alors même que ce concours avait été prévu pour eux. Ils arrivent juste devant les licenciés de psychologie (16,2%) et de sociologie - qui sont les bons derniers avec 13,2%. A titre de comparaison, les titulaires d'une licence pluridisciplinaire réussissent à 33,6%, loin devant les seconds, les licenciés de biologie (26%). Or les sciences de l'éducation, la psychologie et la sociologie - ce brelan de la nullité universitaire - sont justement les trois piliers de ce futur master !

ETUDIANTS, NE SOYEZ PAS DUPES !



Les promoteurs de ce master ne pensent qu'à leur propre intérêt et se soucient comme d'une guigne de votre avenir. En refusant de vous inscrire dans ce master inutile et dangereux, vous ferez capoter cette tentative de manipulation.